Les forces de sécurité camerounais sauvent des écoliers otages des séparatistes

Lors de l’enlèvement, on avait finalement pu compter neuf otages kidnappés dans une école de la ville de Kumba, dans la région anglophone du Sud-Ouest. L’armée a ainsi réussi à libérer la zone dans laquelle les enfants étaient maintenus captifs par les séparatistes “ambazoniens”.

Pendant la phase d’action menée par les forces de l’ordre, quatre des miliciens qui avaient pris par à l’enlèvement des otages ont été tués. Il a été par la suite précisée que parmi les neuf personnes enlevées, huit étaient des élèves, avec un professeur.

Les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont devenues le terrain sur lequel sévissent les troupes des miliciens sécessionnistes, qui ont entamé une série d’actes de violence à partir de la fin de l’année 2016. Ces actions terroristes visent tout particulièrement le système scolaire et ses employés. De nombreux enseignants et proviseurs ont ainsi été les victimes des séparatistes et de leurs menaces.

Les élèves ne sont pas épargnés non plus. Ils sont visés par les prises d’otages, et leurs parents menacés s’ils acceptent de laisser leurs progénitures se rendre en cours.

La situation s’est tellement détériorée que des ONG internationales comme HRW (Human Rights Watch) compare les exactions des séparatistes à celles de Boko Haram.

La prise d’otage a débuté mardi dans l’après-midi lorsque des hommes armés sont rentré dans l’école de Kumba. Dans un moment de panique, les élèves ont tenté de partir par tous les moyens, y compris en sautant par-dessus la clôture, avec une idée en tête: ne pas se faire prendre par les miliciens.

Un premier rapport avait annoncé à cet instant qu’une vingtaine d’élève avait été victime du kidnapping, pour ensuite revenir au nombre de neuf otages.

Selon les informations communiquées par Nto’ou Ndong Chamberlin, officier supérieur de division pour le district de Meme, dans la région du Sud-Ouest, le soir de l’enlèvement, l’armée était parvenue à sauver trois enfants, tout en tuant deux sécessionnistes lors de la fusillade qui a suivi.

Mercredi matin, lors de la seconde opération, les derniers otages ont pu d’échapper, alors que l’armée parvenait à abattre deux miliciens dont le chef du groupuscule terroriste « Man of Locks », permettant par la même occasion de saisir des munitions et trois motos, selon M. Nto’ou.

Les rapts sont un des fléaux apportés par les terroristes “ambazoniens” dans les régions anglophones et qui touchent désormais toute la population camerounaise y résidant.