Mythes sur la violence domestique dont nous devons parler

La violence conjugale a récemment pris le pas sur des sujets tels que l’automutilation et le mouvement #metoo.

 

Mais ne vous y trompez pas: la situation s’améliore, bien au contraire. Selon l’Office of Fédéral des Statistiques (OFS) Une personne meurt toutes les deux semaines des conséquences de la violence domestique (25 personnes par an en moyenne, dont 4 enfants).

 

Et il y a encore beaucoup de mythes sur la violence conjugale dont nous devons continuer à parler.

 

Mythes sur la violence domestique

 

  1. LA VIOLENCE DOMESTIQUE EST AFFREUSE, MAIS PAS AUTANT QUE L’ABU SEXUEL.

 

La maltraitance est terrible et donner la priorité à un traumatisme n’est pas un jeu utile.

 

Cela dit, une victime de violence conjugale court un risque beaucoup plus grand d’être assassinée que dans les cas d’agression sexuelle.

 

En Suisse, enregistre une tentative d’homicide chaque semaine (50 personnes par an en moyenne).

 

  1. LA VIOLENCE DOMESTIQUE SIGNIFIE QUE VOUS ÊTES PHYSIQUEMENT BLESSÉ.

 

Bien que de nombreux cas de violence domestique impliquent des abus physiques, ce n’est pas acquis.

 

La violence domestique comprend également les abus sexuels, les abus émotionnels et les abus psychologiques.

 

La soumission économique est une autre forme de maltraitance qui ne fait pas souvent l’objet d’attention. Cela se produit lorsqu’un partenaire vous contrôle, vous intimide et vous prend au piège à l’aide de vos finances. Ils pourraient voler vos ressources, ou refuser de vous laisser accéder afin que vous soyez à sa charge.

 

Si vous ete dans la région de Neuchâtel ou Lausanne, contactez le Psy-Scan Institute pour recevoir de l’aide des psychologues et psychiatres professionnels.

 

  1. LA VIOLENCE DOMESTIQUE ARRIVE PLUS CHEZ DES FEMMES ÂGÉES.

 

Pas du tout. La tranche d’âge la plus importante en matière de violence domestique est celle des 16-24 ans.

 

  1. LA VIOLENCE DOMESTIQUE ARRIVE AUX FEMMES ET NON AUX HOMMES.

 

En Suisse, sur la période allant de 2009 à 2016, 367 femmes (61,3 %), 159 hommes (26,5 %) et 73 enfants (12,2 %) ont été victimes d’homicides ou de tentatives d’homicide.

 

  1. LA PLUPART DES CAS DE VIOLENCE DOMESTIQUE COMMENCENT PENDANT DES TEMPS DIFFICILES QUAND UN COUPLE SE DISPUTE.

 

Faux. La violence domestique peut commencer à n’importe quel moment de la relation, par exemple après quelques rendez-vous, après une belle journée ensemble ou en lune de miel.

 

Le moment le plus commun pour que la violence domestique commence est en fait pendant la grossesse. Le NHS (National Health Service) du Royaume-Unis partage le constat choquant selon lequel 30% des cas domestiques ont commencé lorsque la femme tombe enceinte.

 

  1. LA VIOLENCE DOMESTIQUE EST PLUS COMMUNE DANS CERTAINES CULTURES QUE D’AUTRES.

 

Peut-être. Mais aucune culture n’est épargnée par la violence domestique.

 

La violence domestique ne respecte aucune frontière. Cela peut vous arriver quels que soient votre classe, vos antécédents, votre éducation, votre classe économique, votre culture, votre sexe ou votre religion.

 

  1. SI VOUS ÊTES UNE VICTIME DE VIOLENCE DOMESTIQUE, VOUS DEVEZ ALLER NE PARLER À LA POLICE.

 

Le mythe empêche de nombreuses victimes de demander de l’aide. L’idée d’entrer dans un bureau de police est trop intimidante et la victime ne fait rien.

 

Vous pouvez effectivement contacter de nombreux autres types d’assistants si vous n’êtes pas à l’aise pour parler à la police. Vous pouvez parler à votre médecin traitant, à une infirmière des urgences, au personnel des services de santé, à une sage-femme, ou appeler une ligne d’assistance. Ils vous mettront ensuite en contact avec des associations caritatives et des travailleurs du NHS qui vous aideront et vous soutiendront si vous devez déposer une plainte auprès de la police.

 

  1. LA SIGNALISATION DE VIOLENCE DOMESTIQUE EST UN POINT DIFFICILE LORSQUE LE PERPETRATEUR S’EN TIRE ET QUE LA VICTIME VIT DANS LA PEUR.

 

Il y a encore des pays dans le monde où cela est malheureusement une réalité. Mais de nos jours, bien que le système Suisse ne soit pas parfait, les auteurs de tels actes sont beaucoup plus nombreux à être emprisonnés.

 

Si vous craignez vraiment que le signalement de la violence domestique ne se retourne contre vous, parlez-en à un organisme de bienfaisance chargé de la lutte contre la violence domestique. Ils peuvent vous mettre en contact avec un avocat. Il ou elle peut réellement vous donner des faits sur ce qui pourrait se passer compte tenu de ce que vous avez vécu.

 

  1. SI LA VIOLENCE N’EST PAS PHYSIQUE MAIS JUSTE ÉMOTIONNELLE OU MENTALE, VOUS DEVEZ ÊTRE FORTE ET RESTER POUR LES ENFANTS.

 

Absolument pas.

 

La violence domestique, quelle qu’elle soit, est très préjudiciable pour les enfants, qui apprennent leur façon de penser et de se comporter dans l’environnement dans lequel ils se trouvent. La meilleure chose que vous puissiez faire pour vos enfants est de rechercher de l’aide et de sortir de la situation.

 

  1. Personne ne me croira et personne ne pourra vraiment m’aider.

 

Si les membres de votre famille et vos amis ne vous ont pas cru lorsque vous avez essayé de parler, vous pouvez alors commencer à ressentir cela. Mais il s’agit simplement d’un cas triste de se tourner vers les mauvaises personnes. Il y a absolument des gens qui vont vous croire, pas vous juger, et écouter tout ce que vous avez à dire.

 

  1. C’EST MIEUX DE RECHERCHER UN APPUI À LA VIOLENCE DOMESTIQUE LORSQUE VOUS VOUS SENTEZ PRÊT.

 

La violence domestique est insidieuse et manipulatrice.

 

Si vous souffrez aux mains d’un agresseur, votre estime de soi sera si basse que la vérité est que vous ne vous sentirez jamais «prêt» à obtenir de l’aide. Cela semblera toujours effrayant.

 

Par conséquent, le meilleur moment pour demander de l’aide si vous êtes victime de violence psychologique, physique, sexuelle et / ou économique est le plus tôt possible.

 

Utilisez l’outil gratuit de victimequoifaire.ch pour trouver un centre d’aide aux victimes de violence conjugale dans votre région. Des gens attendent pour vous soutenir et votre appel sera le bienvenu.